Bonjour, Nous vous avons laissé à Chan Chan lors de notre dernier récit de voyage, que Caro vous a justement décrite comme une cité gigantesque et mystique. Il y a toujours un peu de mysticisme lorsqu’on découvre des cités oubliées, autrefois capitales d’empires puissants et dont on apprend qu’elles fonctionnaient (et bien) à mille lieux de nos valeurs et de notre conception du monde. On se sait pas toujours grand chose sur ces civilisations bien plus vieilles que les Incas dont on parle tant. Ca tient probablement au fait que les conquistadors espagnoles n’ont luttés qu’avec les Incas sur cette partie de l’Amérique du Sud, ces derniers ayant aggrandis leur empire sur un territoire allant du Chili au Sud à la Colombie au Nord, soit pour comparer sur une surface allant de l’Espagne à l’Autriche. Tous les autres peuples, et ils étaient nombreux, étant peu ou prou vasalisés. Chan Chan, comme les autres civilisations préhispaniques d’Amérique du Sud ne connaissant ni la notion d’argent (pas de roi du capialisme ni de ministre de l’économie là-bas) et fonctionnait donc sur le mode du troc, ni l’écriture (quoique la finesse des symboles figurant sur les tissus ou les céramiques laisse à penser qu’ils disposaient quand même d’une forme de communication écrite rudimentaire) ni même la roue (pourtant bien utile pour porter hommes et biens). Nombre de merveilles ont ainsi été transmises aux Incas par les civilisations antérieurs telles que les connaissances en astronomie (connaissance du ciel, de l’année et des solstices ...), en hydrolique (il y a de nombreux canaux d’irrigation, des systèmes d’air climatisée par exemple) et en architecture (constructions monumentales). Leurs connaissances étaient si abouties qu’aujourd’hui, sur les mêmes terrains, on a des rendements inférieurs. A titre d’illustration, toute la côte péruvienne, qui est naturellement désertique, était mieux irriguée il y a 1000 ans et la population plus importante qu’aujourd’hui !! Pour la petite histoire, j’ai appris au passage que toute la côte pacifique de l’Amérique Latine (jusqu’en Equateur) était désertique du fait d’un courant marin froid, le courant de Humbolt, qui empêche l’eau de mer de s’évaporer et donc de retomber sous forme de pluie plus loin. Moi qui croyait que quand il y avait la mer, il y avait la pluie et bin je me suis bien trompé. On retrouve dans les civilisations que nous avons parcourues la pratique des sacrifices, mais en général il s’agit d’animaux et principalement du lama, les sacrifices humains étant assez rares et essentiellement pour satisfaire les dieux après des catastrophes naturelles –ou bien pour s’approprier la force de l’ennemi vaincu (fallait pas perdre). Enfin, tout ça pour dire qu’on a beaucoup marché, beaucoup ouvert les yeux et beaucoup imaginé, et qu’on a continué notre périple au Pérou en avançant à l’intérieur des terres, puisque nous avions longé la côte jusqu’ici. Mais avant ça, juste 3 petites remarques annecdotiques : - Il y a des chiens naturellement sans poile, on le sais, on les a vu. Ils s’appelent les varengo ou quelque chose dans le genre. Il sont à 41º, servaient de chauffe-pied, d’animaux de compagnie et de spécialités culinaires aux indiens ; bref, voilà des chiens bien pratiques.
- Un péruvien qui tenait un cyber café m’a raconté un peu de l’histoire de sa vie, à 23h quand il fermait sa boutique et que j’allais retrouver ma chérie à l’hôtel. Il a 29 ans, moi 31. Il travaille tous les jours depuis qu’il a 14 ans, d’abord comme cirreur de chaussure dans les rues, puis comme gardien d’immeuble dans une zone vide et en pleine construction. Ses parents n’ont pas d’argent et il ne peut faire des études qu’après avoir économisé suffisamment. Pour ce faire, il sillone une grande partie du pays tout seul, dors dans la rue seul et loin des personnes qui lui sont proche. Finalement, il y arrive et finit ses 2 ans d’étude en informatique à 24 ans. Il se met à son compte et travaille de 9h du mat à 23h/24h tous les jours que Dieu fait, du lundi au dimanche sans vacance. Il gagne quasi rien, juste assez pour permettre à son petit frère de ne pas aller travailler et dormir dans la rue pour financer sa scolarité. Il doit pas, fume pas, joue pas, n’a pas de vice recensé comme étant tel, sa fillancée l’a quitté (ha les filles...) et en plus on lui a refusé son entrée en Espagne au motif de Schengen. Que voulez-vous, des immigrés comme ça on n’en veut pas. ... A minuit je pars à mon hôtel qui est à 2 mn, en même temps que le dernier client s’en va, il en a pour 1 heure pour rentrer chez lui.
- Merci pour les compliments qui m’ont été faits au sujet de ma jeune barbe, j’avoue que j’y suis très sensible, bien que parfois je me demande si c’est du lard ou du cochon ?
 S’en s’éterniser en commentant les photos, sachez juste que vous ne sentez pas les odeurs des compagnions de route, pas toujours tip-top. Sachez aussi que le garçon du bus -qui interpelle les passants pour monter dans le bus (c’est partout comme ça depuis notre arrivée à Quito), les fait payer à leur place en fin de parcours (faut avoir la mémoire de qui est rentré et ou qui a payé et pour quel trajet), range les bagages et dit au conducteur quand le bus peut partir-, c’est pour l’occasion aussi improvisé mécano, l’essuieu avant semblant avoir des difficultés. Génial, avec les pneux lissent c’est ce qui manquait... Enfin, si le trajet a été un peu éprouvant nous y sommes quand même arrivés à la Cordillère Blanche. - Huaraz / La Cordillère Blanche
Perchée à 3090m d’altitude, Huaraz présente peu d’intérêt toursitique stricto sensu car elle a été plusieurs fois détruite par des tremblements de terres, dont celui de 1970 qui tua 80'000 personnes. En revanche, la région est magifique et les cordillères Blanche et Noire (l’une enneigée l’autre nom, d’ou les noms différents) offrent à la vallée une vue splendide, au coeur du parc national de Huascaran (classé par l’UNESCO). Rapidemment remis du voyage, nous tentons l’ascension de la Laguna 69 (HOMMAGE à Serge et Jane) et passons de 3000m à 4750m. En bin on a vraiment eu du mal à respirer et donc à avancer (j’ai cru perdre Caro à plusieurs reprises). C’est dur mais ça vaut la coup, les montagnes sont géantes (le Chacraraju : 6112m), l’eau de la lagune d’un bleu qui n’existe pas ailleurs et on est quasi seuls. Enfin, on avait notre guide avec nous, avec qui nous avons pu parler de l’histoire du Pérou, de la vision actuelle des indiens sur l’arrivée des espagnoles, leur éventuel ressentiment (et bin non) et sur les relations avec les pays voisins (mais pas forcément frères : zaiment pas trop les Chiliens par exemple. C’est aussi au coeur de la vallée qu’on trouve Chavin de Huantar.
Si la vision du site archéologique n’est pas super impressionnante, il faut un petit effort d’imagimation pour être transporté dans la culture Chavin, l’ancêtre de toutes les cultures américaines, s’ épanouissant groso modo entre 1200 et 300 avant Jésus (2000 ans avant les Incas). Ils sont arrivés à pomper l’eau au sommet de leur temple, à faire un systèmes d’air climatisée (c’est eux) et à connaître les saisons d’après les astres. Il reste encore beaucoup de mystères sur cette civilisation mais on croit savoir qu’ils révèvraient plusieurs dieux, comme en témoignent les figurent zoomorphes qu’on y a trouvées. Leur influence a été fondamentale pour les peuples d’Amérique du Sud, et on trouve des traces de leur passage ou de leur commerce dans toute la région. Au retour de notre excursion, nous n’avons pas résistés à gouter le plat local par excellence : le cuy, communément connu sous nos latitudes comme le cochon d’Inde. C’est bof, beaucoup de petits os, très peu de chaire, et une peau super épaisse. Pis faut voir la tête et les pattes, on vous donne tout dans le plat. Bref, vous aurez compris, on n’a pas vraiment super apprécier, mais s’il y en a qui veulent qu’on leur ramène la recette, pas de prob.
On s’ était dit qu’on n’allait pas moisir trop longtemps à Lima, car sa réputation n’est pas terrible et qu’on préfère les petits coins perdus aux grandes villes. Pourtant on va rester plus longtemps qu’on l’immaginait (la centre les beaux et sympa et le quartier touristique bien achalandé) et qu’on ne le voulait (j’ai chopé une belle tourista qui s’est guérie peu après être allé au dispensaire de soin mitoyen de notre hôtel, désolé pour les détails). N’empêche que sitôt remi, sitôt partis, la route est longue encore. Qui n’a jamais entendu parler des lignes de Nazca tracées entre 300 et 900 de notre ère ? Qui ignorait la riche civilisation de Nazca dont on exume encore la capitale du désert ? Qui ignorait ses têtes trophées d’hommes et de femmes toujours conservées et desquels sort une corde au niveau du front pour pouvoir les accrocher ? J’avoue que je n’en connaissait rien, sinon oui ces lignes sur le sol. Beaucoup de théories circulent sur le sens que pouvaiennt avoir les dessins et les lignes, observables uniquement du ciel, pour les personnes qui les ont dessinées. Vraisembleblement elles devaient être vues par les dieux, depuis les cieux, à qui elles s’adressaient. S’agissant des dessins, il s’agirait de dieux (ex : l’arraignée, le singe de 80m et le colibri de 60m). Chaque dieu est représenté par un animal et chaque dieu est le dieu de quelque chose. Untel pour la pluie, untel pour la fertilité, untel autre pour la vie dans l’au-delà. En revanche, il semble sur que le peuple devait communier et invoquer les dieux en marchant tous ensemble sur les dessins et les lignes. La plupart des archéologues pensent que les dessins sont des copies de figures formées par les étoiles et qu’ils permettaient d’enregistrer le mopuvement exact des astres. Les lignes, elles, permettraient de calculer les saisons. Mais on remarque aussi des similitudes entre les lignes et l’alignement des sources d’eau sous terraines en provenence des montagnes éloignées... Conclusion : Répond à une question sur les lignes et les dessins de Nazca, et tu as 5 nouvelles questions qui se posent. Nous, comme tous les touristes, on a pris le petit avion et on était au bord d’être malade au retour à force de tourner et virvolter autour les motifs en bas, plantés à 30 cm dans le désert. Mais fallait avoir du cran parce que 5 touristes français s’ étaient tués 10 jours avant. Cinq Français tués dans un accident d'avion à Nazca au Pérou LIMA (Reuters) - Cinq touristes français ont péri mercredi dans une zone désertique du Pérou, dans l'accident de leur petit avion de tourisme tombé à proximité des lignes de Nazca, série d'immenses géoglyphes géométriques ou représentant des animaux."Je peux confirmer que cinq Français sont morts - quatre femmes et un homme", a déclaré à Reuters Angela Soser, de la compagnie AeroIca, à laquelle appartenait l'appareil. L'avion s'est écrasé à 150 mètres de l'aérodrome de Nazca, presque aussitôt après le décollage, selon un responsable des pompiers.Le pilote de l'avion, blessé, a été hospitalisé.Les lignes de Nazca, dont les figures qu'elles représentent apparaissent nettement lorsqu'on les voit d'avion, sont situées à 400 km au sud de Lima.
Direction ensuite Arequipa, la 2eme ville du pays avec 620'000 habitants, contre 8'000'000 à Lima quand même. Ça fait province un peu ici aussi, enfin pour ménager nos amis provinciaux disons que ça fait pas grande ville. On a trouvé un chouet hôtel et on a visité la ville en compagnie d’une gentille québecoise qui m’excusera de ne pas me souvenir parfaitement de son prénom.
Il faisant chaud et beau, et la ville, qui est entourée de montagnes, a de surcroit un certain cachet calonial. Nous n’avons pas boudé notre plaisir. 2 visites nous ont marquées, le Monaterio Santa Catalina et le Museo Santuarios Andinos. Le convent renfermait (ou enfermait) la 2eme fille de riches familles espagnoles pour lesquelles il était de bon ton d’envoyer une enfant de 12 ans prier dans un monstère le reste de sa vie (pour le salut du reste de la famille ?). Interdiction de sortir. Singularité amusante, elles avaient quand même des domestiques. Vivre pour Dieu oui, mais faut pas exagérer, elles étaient nobles avant tout. En réponse à notre question, on nous a répondu avec optimisme qu’environ 60/100 des filles étant vraiment volontaire pour le bagne, euh le couvent. Le musée referme lui aussi quelque chose, mais qui ne risque pas de s’envader celle-ci. La momie Juanita fut découverte en 1995 dans un glacier à 6380m, ainsi que 13 autres monies. Il s’agit d’une fille de 14 ans, choisie parmi les plus belles vierges de la noblesse inca, pour être sacrifiée au volcan Ampato. Après avoir rencontrer le seigneur Inca à Cusco, elle a fait un loin pélerinage jusqu’au volcan avec une suite de grands prêtres, ou elle a bue de la Chicha (sorte de bière de mais violet) et chiqué de la coca. Moralité, elle étant inconsciente –ou presque sic !!- quand elle a été tuée d’un coup de massue dans la tempe droite. Comme elle était glacée, elle est très bien conservée. Ancienne capitale inca située à 3400m, et berceau de cette civilisation, Cuzco ne garde pas tant de trace de cette époque faste. Il y a bien sur quelques murs monumentaux, quelques schamans, et les costumes traditionnels mais, ici plus qu’ailleurs, les espagnoles ont mené à bien leur travail d’anéantissement des cultures pré-hispaniques. Et le meilleur moyen reste la destruction des élites (on a besoin des autres pour travailler, enfin on a besoin d’esclaves disons plutôt) et des centres de pouvoir et de culte. Ce point de détail mis à part, Cuzco est une belle ville coloniale (sic et re-sic), idéalement placée pour voir les ruines qui subsistent ailleurs dans les parages. Elle possède aussi de beaux musées qui font un peu revivre la vie de cette ville et des incas (+ une monie Nazca on sait pas pourquoi). Cela dit, on s’est bien amusés à Cuzco, on est sorti dans des bars, en boîtes et on est rentrésfatigués et on a repoussé au lendemain ce qu’on devait faire le jour même. Ça c’est pas bien.Mais finalement, on y est quand même allé, dans cette vallée sacrée. -
- La Vallée Sacrée et le Machu Pichu
Nous voici donc parti pour 4 jours à remonter le temps des incas. Départ à pied de Cuzco direction une forteresse non loin de là, Sacsayhuaman (le jeu de mots avec sexy woman fait florès). C’est des ruines et c’est pas fini pour les ruines, on en verra d’autres, faut bien sur mieux aimer ça. Les Incas avaient l’habitude de déplacer les peuples vaincus pour leur faire perdre leurs repères après avoir perdus leurs terres, une sorte d’exode forcée en quelques sorte. C’était bien, mais c’est encore plus malin de les forcer à travailler pour construire les forteresses ou des temples pour son propre compte. Zavaient pas le capitalisme les incas, mais ils s’en sortaient très bien quand même. Je ne sais pas si le bon sauvage exite, mais c’étaient pas eux ; ils sont ni sauvage (science, culte ...) ni bons (ni plus ni moins que les braves français partant prendre la mer pour faire le commerce triangulaire). 
Enfin, reprenons. Nous en étions à une forteresse. Ensuite, vient le temple de Kenko (45mn à cheval) ou les nobles se réunissaient en attendant le résultat des oracles lus par les prêtres dans les entrailles des lamas sacrifiés et dont le coeur étant extrait avant d’ être offert à la divinité de la terre. Encore plus loin à pied, nous sommes allés voir une mini forteresse (Puca-Pucara) qui servait de lieux d’enseignement pour la future classe dirigente. En effet, si tous les jeunes avaient une éducation physique (dont le maniment dea armes), seuls les plus élevés dans la hiérarchie avaient droit à un autre type d’enseignement, plus intellectuels. Ils y étudiaient les sciences classiques et la science des esprits et des dieux, la relegion en un mot. La dernière partie à pied a été assez rapide, le bain de l’Inca (l’Inca = le roi des incas, ndlr) Tombo Machay. On s’est pas baignés, la sources était trop sacrée et trop froide (en plus personne n’a l’idée de se baigner dans ce haut lieu historico-touristique, donc oubliez ce que vous lisez tout de suite). Mais c’est pas fini, parce qu’après on a pris un bus pour rejoindre le 2eme Machu Pichu, Pisac. Le site est merveilleux, les ruines sont très bien conservées, on situe bien la place de chaque catégorie sociale, les nobles, les prêtres, les soldats, les cuisiniers, les paysans ... on est montés en taxi mais on a fait la descente jusqu’à la ville en une heure à pied et au crépuscule. On était presque seuls encore une fois et c’était magique. Puis il y en a encore, mais par charité je vous épargne les longues descriptions des sites d’Ollantaytambo, Monay et Las Salinas, qui étaient pourtant bien plaisants à voir, pour en venir directement au fait, le Machu Pichu. On dort la veille de notre ascension (en bus) pour le Machu Pichu dans la ville la plus proche, exclusivement dédiée à l’accueil des 450'000 touristes qui visitent le site tous les ans. Il paraît qu’avec un tel nombre de visiteurs, le MP ne va pas tarder à fermer ses portes sous peine de destruction. Mais la manne touristique est telle pour la région de Cuzco et pour le pays tout entier aussi que je parie plus sur la desagrégacion.
Levé à 4h15, achat des billets pour le site 5h15 (faut faire la queue), achat billets de bus 5h30, départ en bus 5h45 (un peu d’attente), arrivée sur le site 6h15 (avec une longue file indienne de touristes devant nous), 6h30 on y est. Et on y est nombreux, un peu trop même si ce sera pire 2 heures plus tard. On voit le soleil se lever sur les montagnes et progressivement reveiller les ruines découvertes en 1911. La construction la cité remonterait à 1438, lorsque le 9eme empereur inca, Pachacuti Yupanqui dit Pachatutec aurait pris le pouvoir après sa victoire sur les Chancas. On hésite encore sur la destination du lieu : est-ce une forteresse pour prévenir une invasion des tribus amazoniennes, une capitale religieuse, un lieu de culte au soleil (le soleil est le Dieu suprème des incas), le dernier refuge des vierges du soleil ou la dernière capitale incas ? Nul ne le sait, mais en revanche on sait qu’on doit la merveilleuse préservation du site au fait qu’il était caché et inconnu des espagnioles. Ces derniers auraient peu être même quittés le MP avant l’arrivée des espagnoles au Pérou. En tout cas, quand on voit que ce qui n’a pas été touché par les conquistadores est splendide, on peut regrèter un peu que l’histoire soit ce qu’elle est et qu’il ne reste que ça de ces civilisations. Le site est merveilleux, trop encombré de touristes vous l’avez compris, et la montagne en face (que nous avons vaillament gravie), le Wayna Pichu, nous a un moment permis de nous sentir un peu moins faire parti du bétail des vaches touristiques. Heureusement, nous avons fait de chouettes rencontres, un joli couple d’infirmiers narbonais et Pedro, l’amateur de bruit prêt à dégainer son micro à chaque bruit suspect. 
Voilà c’était Gildas, en presque direct depuis notre planète, qui laisse la main à sa petite chérie pour le reste et qui vous souhaite beaucoup de bonnes choses ...... Ah nous y voilà … le lac titicaca ….C’est Caro qui prend le relais … Après des lignes de Nazca moins impressionantes qu’à la télé, un machu pichu bondé de touristes et demandeur de dineros á souhait, c’est avec étonnement que nous avons decouvert le lac titicaca. Quel lac magnifique ¡ des couleurs somptueuses, des communautés qui font le charme de ses iles, des paysages á couper le souffle … aouaou titicaca t es le meilleur ¡ e lac titicaca, Le plus haut lac navigable du monde est situé a 3 812 m d altitude, mesure 175 km de long et couvre 8 340 km2. Un lac, une legende ¡ une légende andine raconte qu un tresor dormirait au fond du lac, ce serait la partie du grand trésor des Incas du XVI e siecle. Ce tresor viendrait de la rancon qui devait etre remise a Pizarro afin de sauver Atahualpa. Mais quand ils ont appris que Atahualpa avait été tué malgré la rancon remise, ils ont jeté le reste dans le lac. Captivé par cette histoire, le commandant Cousteau a entreprit des fouilles sous marine dans les années 70 mais ne trouva rien. En meme temps il a fouillé que la partie Bolivienne donc il reste encore un espoir, le lac étant tellement grand ….
Enfin bref, meme sans cette légende ce lac est superbe. Nous avons commencé par la partie Peruvienne (le lac Titicaca se trouve entre le Perou et la Bolivie) et decidons de nous rendre sur une ile et de dormir 1 nuit sur place. (Merci Maxime et Gaetane pour les conseils ¡). Nous prenons un bateau pour les l’ile de Taquille et nous nous arretons 5 min a bord des iles flotantes (les Uros). Ce fut impressionnant meme si le paysage est vraiment plus magique au coucher de soleil (nous avons eu la chance de le refaire le lendemain au retour).Il existe environ une quinzaine d iles sur lesquels vivent 2 000 habitants. Ici, on y decouvre une communauté indienne vivant sur une epaisse couche compacte composée de roseaux flottant mesurant 3m d épaisseur avec une base immergée formée de racines emmelées ressemblant à de la terre.
L’ile de Taquile je n’ai pas eu le temps de la decouvrir à son avantage car une affreuse envie de faire pipi m’est parvenue. Mais le probleme est que pour arriver dans le village il a fallut monter 580 marches et ce a 4000 m d’altitude. J avoue qu a ce moment le lac titiquelque chose je m en fichais. Mon envie évacué et ma respiration reprise (a ce sujet vous seriez étonné de voir Gildas monter les marches en altitude, il trace comme un lapin et moi derriere qui peine a faire des pas je ressemble plutot a un boeuf, c etait pareil pour la laguna 69 lol bravo chéri t es le meilleur ¡) ouaou, en effet, ce lac est somptueux. Montagne blanches derriere nous, ruines et plages á nos cotés, et cet aire special que nous respirons (pas de voiture, ni de chiens de cochons rien du tout). Nous avons bien marchés sur cette ile, encore au mois 14 km fait en 2 jours. Nous dormons dans une famille indigene ou le chef de famille s appelle Ricardo. Les sacs posés nous partons a la recherche du tresor des Incas pendant au moins 6 heures que malheureusement nous n avons pas trouvés. Mais nous assistons á un autre je pense encore plus spectaculaire : le coucher du soleil ET (oui ce n est pas tout) le lever de lune sur le lac titicaca (en + pleine lune). Nous en restons encore assez impressionnés. Ricardo a pris peur car nous voyant pas revenir apres le coucher du soleil, est parti a notre recherche. C est au bout d une heure que nous le rencontrons, nous completement detendu a la recherche d’un resto et lui paniqué et rassuré a l idée de nous revoir. La nuit, c’est la cerise sur le gateau. Deja il n y a pas d electricité donc pas de poteau electrique. Les gens se balladent avec des torches. Heureusement on avaít la notre. C etait genial de se balader dans des ruelles avec de gros caillou dans le noir complet avec un ciel étoilé comme jamais et 10 petit points de lumiere qui étaient des torches. Bon souvenir.Le lendemain matin nous dejeunons avec Ricardo et ses 3 fils des pancake et un maté de coca (the de feuilles de coca pour l altidude). Nous rejoignons cette fois ci l autre coté de l ile pour nous rendre sur les plages (ou on peut pas se baigner vous imaginez bien la temperature). Et rebolote, re-paysage magnifique, re-couleur grandioses ¡C est avec tristesse que nous partons rejoindre la terre Puno. Mais pour nous, sonne un autre depart … celui du Perou et ouii lendemain cest direction Copacabana sur le lac titcaca mais cette fois ci- en Bolivie ¡ |